

Annie-Pier Morency
Future kinésiologue passionnée de hockey
Annie-Pier Morency, une étudiante en kinésiologie passionnée de hockey
Annie-Pier Morency, 19 ans, est une grande passionnée de sport. Dans sa jeunesse, elle en pratiqué beaucoup : le soccer, le cross-country, le badminton, l’athlétisme… Mais c’est surtout dans la pratique du hockey que la jeune femme s’est épanouie, au point que la discipline est devenue une composante majeure de sa vie.
Après son secondaire à l’École Évangéline, où elle a fait toute sa scolarité, Annie-Pier a décidé de se tourner vers l’Université de Moncton pour faire un baccalauréat en kinésiologie. Elle est actuellement en deuxième année. Pour prendre sa décision, elle s’est appuyée sur deux critères : elle pouvait faire ses études en français et continuer à jouer au hockey en intégrant l’équipe universitaire, les Aigles Bleus.
Son engagement avec l’équipe lui prend beaucoup de temps, ce qui l’a convaincue de faire son bac en cinq années plutôt que quatre. « On a une pratique pas mal à chaque jour et une à deux games par semaine. Je dirais que ça prend au moins deux à trois heures et demie par jour, développe-t-elle. Les parties ça prend une pleine journée, surtout quand on joue à l’extérieur, un peu partout dans les provinces de l’Atlantique. »
Ce mode de vie lui plaît et elle trouve des liens évidents entre sa pratique sportive et son domaine d’étude. « Ce qui est cool dans la kinésiologie c’est de savoir comment le corps bouge, on apprend les muscles, ça m’intéresse beaucoup. Aussi, en étant dans l’équipe de hockey, je peux voir comment on tape les blessures, ce que j’apprends aussi en cours. »
Après ses études en kinésiologie, qui lui « ouvrent des portes », Annie-Pier envisage de se tourner vers la physiothérapie ou la chiropractie pour traiter les blessures de sportifs.
Les parents de la jeune étudiante viennent de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick. Ils ont déménagé à l’Île-du-Prince-Édouard, où est née et a grandi Annie-Pier. Elle a donc baigné très jeune dans la francophonie et il était important pour elle de faire ses études en français. Malgré tout, dans l’éventualité d’une carrière professionnelle sur l’Île, elle n’a pas d’inquiétude quant au fait d’exercer en anglais : « Je pense que je pourrai le faire, il faudra juste que je réapprenne les bons termes en anglais. »
Au contraire, elle est bien consciente que ses connaissances en français pourront être un atout. « Je n'ai pas souvent vu du personnel en santé francophone à l’Île, témoigne-t-elle. Ça permet d’aider les personnes qui sont plus confortables en français. » En tant que patiente, elle a d’ailleurs déjà eu des difficultés à « trouver les bons mots pour expliquer ce qui ne va pas ».
En parallèle de ses études et de ses nombreuses heures de sport, Annie-Pier n’a pas beaucoup de temps libre pour beaucoup d’autres activités. Mais sa passion pour le hockey est plus forte que tout et elle entraîne des équipes de jeunes à Moncton. Ce qu’elle faisait déjà à l’Île-du-Prince-Édouard.
