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Myriam Cyr

Future athlète de la médecine

Myriam, personne calme, sociable, sportive et amoureuse de plein air, termine prĂ©sentement sa 4e annĂ©e de mĂ©decine, Ă  l’universitĂ© de Sherbrooke, au QuĂ©bec. Elle  est rĂ©cipiendaire de la MĂ©daille acadĂ©mique du Gouverneur gĂ©nĂ©ral et s’est retrouvĂ©e quatre annĂ©es de suite au Tableau d’honneur du directeur de l’École de kinĂ©siologie de l’UniversitĂ© de Moncton.

Originaire d’Abram Village et issue d’une famille francophone, le français a toujours fait partie intégrante de sa vie. C’est dans cette langue qu’elle a d’abord fait sa formation à l’École Évangéline et qu’elle a par la suite décidé de poursuivre ses études supérieures.

Avant de s’inscrire au doctorat en mĂ©decine, Myriam a complĂ©tĂ© son BaccalaurĂ©at en sciences de kinĂ©siologie Ă  l’UniversitĂ© de Moncton.  Cet intĂ©rĂŞt pour le domaine de la santĂ©, Myriam l’a depuis toute jeune :  â€śĂ€ l’école, j’ai toujours beaucoup aimĂ© les cours de biologie. Ceux-ci Ă©taient mes cours prĂ©fĂ©rĂ©s. J’ai choisi la kinĂ©siologie parce que ça combine la biologie, les sports et le mouvement. Par la suite, malgrĂ© que j’avais beaucoup aimĂ© mon bac en kinĂ©siologie, je ne voulais pas ĂŞtre kinĂ©siologue. Je voulais aller un peu plus loin.  C’est lĂ  que j’ai dĂ©cidĂ© d’aller en mĂ©decine. J’ai toujours aimĂ© les liens qu’on peut tisser avec les patients, la communautĂ© mĂ©dicale, le travail d’équipe.  J’aime beaucoup tout ce qui vient avec la mĂ©decine.  Tous les domaines de la santĂ© m’intĂ©ressaient beaucoup.  Mais la mĂ©decine Ă©tait particulièrement intĂ©ressante pour moi. “

Les programmes universitaires de kinĂ©siologie ou de mĂ©decine, en français, n’étant pas disponibles Ă  l’île,  Myriam a hĂ©sitĂ© avant de poursuivre ses Ă©tudes postsecondaires dans cette langue:  â€śJ’ai beaucoup hĂ©sitĂ© quand j’ai fini l’école, après ma 12e annĂ©e. J’avais hĂ©sitĂ© d’aller faire mon universitĂ© en anglais ou en français. J’ai donc dĂ©cidĂ© d’aller Ă  l’universitĂ© de Moncton, car en français c’était plus facile, comme j’avais fait toute mon Ă©cole en français, c’était plus logique pour moi.  Et après avoir passĂ© le bac, j’ai dĂ©cidĂ© de continuer en français pour la mĂ©decine. Donc j’ai seulement appliquĂ© Ă  des universitĂ©s au QuĂ©bec.  Je suis plus confortable en français qu’en anglais. Donc c’était juste logique de continuer en français. “

Pour Myriam, l’objectif serait de pouvoir poursuivre une carrière combinant ses deux passions:  la mĂ©decine et le sport. C’est dans ses deux domaines oĂą elle est engagĂ©e et aime donner de son temps : “ Quand j’étais Ă  l’Île-du-Prince-Édouard, je m’impliquais surtout pour des Ă©vĂ©nements sportifs, comme les Jeux de l’Acadie.  J’ai Ă©tĂ© entraĂ®neure quelques fois aux Jeux de l’Acadie. J’ai aussi aidĂ© Ă  entraĂ®ner des Ă©quipes de hockey fĂ©minin. Depuis que je suis Ă  Sherbrooke, je m’implique plus dans des choses plus mĂ©dicales. Il y a des groupes d’intĂ©rĂŞts en mĂ©decine de famille dans lesquels je suis impliquĂ©e.  On organise des Ă©vĂ©nements pour promouvoir la mĂ©decine de famille. Aussi, j’ai aidĂ© dans l’organisation d’une course contre la faim pour lever des fonds pour des familles qui ont besoin de sous. Je fais aussi partie d’un programme de mentorat pour les Ă©tudiants en mĂ©decine, plus jeunes, qui ont besoin d’aide. Au niveau mental ou qui ont des questions ou des inquiĂ©tudes. “

Après sa rĂ©sidence, qui durera deux ans, et peut-ĂŞtre des Ă©tudes avancĂ©es  en mĂ©decine sportive, Myriam aimerait bien revenir Ă  l’île et y  ouvrir une pratique en mĂ©decine de famille qui offrirait aussi des soins de mĂ©decine sportive. Soins qu’elle pourra offrir, en français, Ă  la communautĂ© acadienne et francophone de l’île.  Car pour elle :  “Vu que la langue française est minoritaire,Ă  l’Île-du-Prince-Édouard, c’est important d’assurer les soins en français, pour que justement on continue d’avoir une communautĂ© francophone et que ses membres aient accès aux services de santĂ© en français.  Pour s’assurer que la communautĂ© francophone et que la langue française puisse continuer Ă  se dĂ©velopper, Ă  l’île, il est primordial d’avoir des services en français.“

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