

Maria Arsenault
Maîtrise en sciences interdisciplinaires de la santé
Maria Arsenault, une étudiante en maîtrise qui veille à l’équilibre des personnes âgées
Guidée par sa passion pour l’activité physique, Maria Arsenault, 23 ans, est désormais titulaire d’un baccalauréat en kinésiologie, décerné par l’Université de Moncton. Cette sportive aguerrie, qui a pratiqué de nombreux sports — le volley-ball, l’athlétisme, le cross country, le triathlon, le soccer, mais surtout le patinage artistique synchronisé — croit profondément aux vertus de l’activité physique sur la santé.
Pendant son bac, une passion pour les sciences est née. C’est pourquoi elle a choisi de se lancer dans une maîtrise en sciences interdisciplinaires de la santé, toujours à l’Université de Moncton. Maria a décidé d’écrire une thèse sur sa spécialité : les chutes chez les personnes âgées. « Au début, je voulais me concentrer sur une technologie qui pouvait détecter des chutes chez les personnes âgées. Mais là, j'ai comme un peu changé de chemin et je fais une analyse secondaire pour mettre à jour la prévalence des chutes », explique-t-elle. Pour l’instant, son analyse porte sur le Nouveau-Brunswick, mais elle pourrait l’appliquer à d’autres provinces dans le futur, dont l’Île-du-Prince-Édouard.
La jeune femme aime travailler avec les personnes âgées. À la fin de son bac, elle avait déjà réalisé un programme de 16 semaines d'exercices d'équilibre pour les personnes âgées de 50 ans et plus, auquel 101 personnes ont participé. Elle a également installé des équipements permettant de détecter une chute dans plusieurs maisons de personnes âgées.
Une fois sa maîtrise terminée, Maria Arsenault veut travailler, mais ne sait pas encore précisément comment. « J’adore le côté kinésiologie parce que j’adore promouvoir l’activité physique, surtout pour les personnes âgées et surtout dans les foyers de soins. J’aimerais ajouter un peu plus d’activité dans ces lieux-là. J’ai plein d’idées par rapport à ça. Mais j’aimerais aussi garder le côté recherche aussi », explique-t-elle.
Une chose est sûre : elle se voit revenir à l’Île-du-Prince-Édouard et souhaite faire bénéficier à la communauté francophone de son excellent niveau en français. « Ce qui me brise un peu le cœur à l’Île, c’est que, dans mes souvenirs, je n’ai jamais eu un service en santé en français, témoigne-t-elle. J’aurais vraiment voulu avoir une personne capable de parler français. Si je travaillais à l’Île, au moins je serais cette personne-là. » Elle estime que « comprendre les besoins de la personne, c’est ça qui va l’aider ». « Si tu ne la comprends pas exactement, ça peut être dangereux. »
Élevée par des parents acadiens, Maria a fait toute sa scolarité à l’École Évangéline. Elle est très attachée à sa communauté et fière de ses racines. «Je mentionne le mot acadien à chaque semaine de ma vie », affirme-t-elle en rigolant. Même si elle apprécie son expérience à Moncton, celle qui a notamment contribué à des pièces de théâtre de Paul D. Gallant, ne s’imagine pas vivre loin de l’Île-du-Prince-Édouard : « L’aspect communautaire à l’Île est tellement fort, tellement vivant. Je veux contribuer à la culture acadienne et aux activités de l’Île. »


