

Megan Burnside
Future psychologue
Une future psychologue engagée pour une santé mentale plus juste, en français
À 38 ans, Megan Burnside a fait de l’engagement social le fil rouge de son parcours. Étudiante en psychologie à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, elle aspire à devenir psychologue clinicienne afin de contribuer à une société plus juste. « J’ai commencé mes études en 2023, d’abord à temps partiel, puis à temps plein », raconte-t-elle.
Cette mère de famille est aussi engagée à temps partiel pour Women’s Network PEI, un organisme œuvrant pour l’égalité des sexes et la représentation des femmes marginalisées et des personnes de divers genres. « Je travaille avec les femmes qui ont eu l’expérience de violence dans leurs relations intimes. » Elle est également famille d’accueil pour des enfants placés dans la province.
Après avoir grandi en Ontario et voyagé, Megan a posé ses valises à Charlottetown en 2010, où elle a travaillé pour le programme jeunesse Katimavik. Elle est également titulaire d’un certificat en arts et céramique du New Brunswick College of Craft & Design, à Fredericton.
« On peut vraiment améliorer la vie des gens »
Megan aime aider les gens : « Je réalise que la santé mentale c’est vraiment important. C’est pour ça que j’ai choisi la psychologie et que je veux continuer comme psychologue ou conseillère. »
À terme, elle souhaite proposer des thérapies de groupe et contribuer à améliorer l’accès aux soins de santé mentale en français à l’Île-du-Prince-Édouard. « On peut vraiment améliorer la vie des gens », affirme-t-elle.
« J’ai aussi un intérêt pour le changement politique, de voir comment est-ce que notre société ne marche pas vraiment bien pour certaines personnes et que ça a un impact sur la santé. »
L’étudiante rappelle que la santé mentale est liée à la santé physique, mais aussi à des difficultés sociales comme la pauvreté ou la violence.
Le français chevillé au corps
Si Megan n’a pas grandi dans un environnement francophone, elle a appris la langue de Molière à l’école. Son intérêt pour les voyages l’a amenée à faire un échange en France, et une correspondante française a ensuite habité chez elle pendant trois mois. « Ça a vraiment amélioré mon français », confie-t-elle.
Grâce aux programmes jeunesse pour lesquels elle a travaillé, Megan a voyagé au Québec et au Bénin, en Afrique de l’Ouest, pendant trois mois; des expériences qui ont nourri son apprentissage de la langue. Elle a ensuite continué de la pratiquer, notamment à travers les différents postes qu’elle a occupés.
Megan veut pouvoir soigner les personnes dans les deux langues. «Je ne pense pas que la psychologie sur l’Île est offerte en français. C’est important que je puisse offrir les services pour les personnes francophones, parce que ça fait une grande différence si une personne peut être servie dans sa langue officielle ou première.» Une mission d’autant plus importante à ses yeux lorsqu’il s’agit de santé mentale.
Justice sociale
Pour elle, offrir des services en français fait partie d’une approche plus globale de la santé. Maman d’une fille de 6 ans et d’un garçon de 8 ans, son expérience de mère et son travail auprès de sages-femmes lui ont permis de réaliser à quel point la santé est « connectée à beaucoup d’autres expériences dans la vie » et pas juste à la maladie.
«Je veux être impliquée dans la justice sociale. La psychologie peut impliquer beaucoup de sujets. Cette route va me donner plus d’options pour être plus engagée dans la communauté et toucher plus de monde.»
Outre ses activités professionnelles, Megan aime passer du temps dehors, faire du camping et randonner. Elle chante aussi dans une chorale communautaire.
Entre études, engagement communautaire et vie familiale, la Prince-Édouardienne trace tranquillement sa voie, avec la conviction que prendre soin de la santé mentale, dans la langue de son choix, peut réellement changer des vies.
