

Sylvie Arseneau
Infirmière
Sylvie Arseneau, une infirmière passionnée de cornemuse
À 51 ans, Sylvie Arseneau a déjà vu beaucoup de pays. Originaire de Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick, elle a rejoint Montréal en 1997. D’abord préposée aux bénéficiaires à l’hôpital Charles-Lemoyne, elle a décidé d’« être vraiment sur le terrain » en passant son diplôme d’infirmière, qu’elle a obtenu en 2006, à l’Université de Moncton. « Avant d'être préposée, j'avais fait un cours comme ambulancière, que je n’avais pas tout à fait fini, explique-t-elle. Le domaine de la santé m’a toujours intéressé. J’aime vouloir rendre l'expérience des patients la plus agréable possible pendant leur séjour à l'hôpital. »
Très vite, Sylvie se spécialise dans la dialyse : « Pendant mes stages infirmiers, on m'avait envoyé deux heures et demie en observation pour voir si j'aimais la dialyse. J'ai eu la piqûre de la dialyse tout de suite. Ça a été comme le coup de cœur tout de suite, là. » L’infirmière apprécie tout particulièrement les liens qu’elle crée avec les patients dans ce domaine-là. « Ce ne sont pas juste des va-et-vient comme dans le reste de l'hôpital, ce sont des gens qui reviennent. On vient les connaître, c'est ce petit sentiment de mini-communauté qu'on a en hémodialyse, entre les patients puis le personnel infirmier, qui est différent de certaines autres unités », témoigne-t-elle.
Après de nombreuses années de pratique au Québec, que ce soit dans le secteur public ou en agence, Sylvie Arseneau décide de s’installer à l’Île-du-Prince-Édouard en janvier 2023, guidée par sa passion pour la cornemuse. Après avoir commencé à prendre des cours à distance en 2021, elle souhaitait intégrer le College of Piping de Summerside, tout en conservant son activité d’infirmière. Elle a donc posé ses valises à Kensington et a obtenu un contrat temps plein d’un an à l’hôpital Prince County. Depuis la fin de ce contrat, elle est occasionnelle, un statut qu’elle a bien apprivoisé depuis, qui lui offre « plus de liberté » et qu’elle complète avec des contrats en agence.
Sylvie travaille désormais presque complètement en anglais. Mais elle compte quand même quatre patients francophones, qu’elle « apprécie beaucoup ». « Pour eux, c’est l’opportunité de parler en français en dehors de leur communauté. Ça les rassure, même s’ils peuvent se débrouiller en anglais », assure-t-elle. Dans son unité, elle est la seule à pouvoir parfaitement communiquer en français. Elle regrette aussi, en vivant à Kensington, « de ne pas vivre dans la communauté française ». Pour autant, elle se voit rester à très long terme l’Île-du-Prince-Édouard, dont elle adore « la beauté du paysage ».
À côté de sa pratique de la cornemuse, qui lui prend quand même beaucoup de temps, surtout l’été, Sylvie Arseneau se consacre aussi énormément à la communauté. Elle s’occupe ainsi bénévolement des jardins du College of Piping. « C’est ma façon de montrer à quel point j’aime cette institution-là », explique-t-elle. L’infirmière participe également à l’Operation Christmas Child, qui consiste à remplir une boîte à chaussures de cadeaux pour des enfants d’autres pays qui n’ont pas la chance d’en avoir. « Je vais aussi essayer, dans les prochaines semaines, de faire du bénévolat pour apporter la nourriture aux personnes dans le besoin dans la région de Summerside », complète-t-elle.
